mais j'ai le coeur qui part en vrille ce soir...



Et ce soir encore c'est la même chose...
Et tous les soirs du monde ça revient.
Ca s'écorche dans les coins,
ça s'égratigne contre les murs.
C'est une habitude de priSe.
Et ça flotte par là,
Quelque part,
ailleurs qu'ici,
comme une brise légère,
à peine sensible,
-en sourdine-,
un chemin de traverse,
du bout des doigts...

Et ça éclate dans toutes les directionS.

Et au hasard des connectionS
Voilà que je le croiSe,
Lui et ses idées bien pensées,
Lui et sa gueule d'amour,
Son regard d'ange,
Lui et sa petite tête exaspérante de M'as-tu-vu-quand-je-baise-?
(désolée c'est pas moi mais georges qui le dit...)
Mais qui es-tu donc,
Toi, petit homme,
pour me dévisager de cette manière,
pour m'envisager aussi maladroitement...?
Et puis quoi encore,
toi tu te perds,
toi tu voltiges,
tu t'évapores dès que le vent tourne,
à peine le temps de se poser,
et te voilà déjà à l'autre bout de ta jolie petite bulle toute aussi deséspérante que toi,
ta petite bulle bien opaque,
bien fermée,
bien rôdée au fil des heures...

Et le manège reprend,
au revoir l'ami,
je peux t'assurer qu'un jour tu seras grand,
Je peux prétendre bien des choses,
sans perdre mon sang froid...

Mais étrangement,
Remis au goût du jour,
Tu n'es qu'une parenthèse
insignifiante,
et bien vite oubliée.

Et le manège reprend,
et j'ai le coeur qui part en vrille,
et j'ai le coeur au bord des lèvres,
l'estomac écartelé par la vitesse,
et j'en ai mal à en crever,
et le manège s'emballe,
ce soir encore une fois.

By Lady Senea