Je viS (touJourS) danS ce lieu rempli de DebbieS,
désarMée par l'aurOre,
à l'abri de meS persienNes,
SpectatriCe anOnyme de ce Ballet malSain,
qui, chaQue nuit,
à troiS heureS du matiN,
fait résoNner d'eNnui le boulevard tout eNtier.

L'asphalte en paTrie de fOrtune.
Que ce soit de l'eSt ou deS terreS du sOleil,
c'eSt déSormaiS le même regard,
navré,
au ras du sol,
et ce fard outraNcier
comMe un pas de pluS veRs l'échafaud.

Et toujouRS ce même élaN d'eSpoir
inSipide
qui est jeté,
chaQue sOir,
en traverS de la rOute,
en traVers de la gorge,
et qui vieNt
malgré lui
s'égratigner suR les feuX arrièreS
des voitureS arrêtées au SupliCe.

Une Nuit,
il faudra pOurtant bien Que je Sache,
Que je répoNde à l'appel de ceS talOnS incoNnus
qui claQuent
immanquablement,
à la même heure,
pour m'éveiller au myStère de la nuit.

By Lady Senea