lundi, octobre 27 2008

Sexy Sadie, what have you done ?



Owi Paul, chabadabadabadise moi le palpitant !

Et Mon Air Désabusé...



I'm Not There...

Si peu de temps
pour reprendre mon souffle,
pour prendre la pause
dans le brouillard alentour...

-What' s the Hell my Dear,-
It's just beyond my f**** cOntrol ...

(je suis piégée par les lois impitoyables de l'A peu près...)

vendredi, octobre 10 2008

when the deal goes down...

jeudi, octobre 2 2008

Lady Marlene...



Huit heure du matin.
- "Le Ciel peut attendre"-
(ou presque ça...)

L'odeur enivrante d'un thé à la cannelle encore brûlant,
et une écharpe à la traine jusqu'au bout des orteils.
Je presse le pas,
le nez enfoui dans mon col,
un soupçon d'épices à même la peau,
et ce foutu Famous Blue Raincoat (*)
qui revient de nulle part,
tel un boomerang aiguisé
venant lacérer le palpitant par surprise.

J'ai toujours préféré cette histoire là je crois.

Peut être parce que d'un air de rien,
moi aussi je me suis pointée là,
il y a une éternité de cela,
une nuit,
-mille nuits en vérité-
à la rencontre de tous ces trains.
Moi aussi,
j'étais au rendez vous,
lorgnant les rails d'un air imbécile,
avec toute la candeur du monde entre mes lèvres...

- Minuit moins le quart. -
Nulle trace de Lily Marlene,
Nulle ombre de Lady Madonna,
L'affaire était réglée.

Les bottes mouillées,
je suis rentrée chez moi,
à cloche pied,
-just like this fool on the Hill-,
l'oeil effaré,cerclé de brume,
toute emmitouflée de cendres
que j'étais.

Well,
Penny Lane let us far behind
Elle avait donc choisi son camp,
cette impossible petite garce.

By Lady Senea

mercredi, octobre 1 2008

By Your Side - CocoRosie



vendredi, septembre 26 2008

Playground Love



"So much has been said about the girls over the years.
But we have never found an answer.

It didn't matter in the end how old they had been,
.....or that they were girls.
But only that we had loved them,...
..and that they hadn't heard us calling,...

..still do not hear us calling them
out of those rooms...
..where they went to be alone
for all time...

..and where we will never find the pieces
to put them back together."

The Virgin Suicide (Script Eugenides & Coppola)

jeudi, septembre 25 2008

Splendor In The Grass



"Though nothing can bring back the hours of the splendor in the grass,
of the glory in the flowers,
we will grieve not,
rather find,
strength in what remains behind."


Marta II



Marta divine,
Coincée entre l'affable et l'éther....
Une héroïne improbable.
Seule.
Abandonnée en plein coeur du naufrage ...

Il y a aussi,
-par delà le conte-,
cette valse
désespérée,
à l'essence même du drame,
qui palpite,
hurle,
et tangue dans les veines...
Suinte dans le corps tout entier.

Une valse récurrente, enivrante,dégoûtante d'absolu,
portée à la misère de l'entracte.

Elle était restée là, entière, au milieu de ses ruines emmêlées.

Tout était là,
la reine de cendres,
les brumes que j'avais dessiné pour elle ,
et ce silence -impardonnable- sur la dune,
de l'autre côté du monde,
négative et alerte,
inutile et merveilleuse.
Un songe exquis mais opprimé.
Une page bêtement inconsolable...

Marta à la robe couverte de sang.
Marta fascinante,
jetée dans l'éternité.

Une beauté hivernale, glacée d'orgueil.

Et elle,
elle indifférente au drame,
dansant parmi les ombres,
dans sa valse vide,
éclairant la voie de sa rythmique obscène,
dans cette pluie de suie,
de cendre,
de sang,
cette pluie éclatante qui salit le conte à chaque chapitre,
cette pluie omniprésente...

-Une averse idéale,
engluée à l'évidence du conte.-


Le drame était bordé d'absolu,
de toute part il aura déserté ma raison.

Marta, petite vierge rampante,
toujours égarée,
étrangère dans cet amour insondable de la nuit,
dans le spectacle latent des néons impassibles...

Les lumières de la cité comme une pluie dévorante sur le cœur,
une redite offerte à l'obscurité...

Pas un seul éclat rassurant,
juste les murmures artificiels,
de ces putains de néons qui éventrent les remparts de la ville...

Le corps était las,
nonchalant,
pas tout à fait conscient face au monde,
mais rapproché pour toujours des possibles.
L'histoire n'avait pas eu sa véritable fin,
c'était le retour du grand paquebot noir,
j'avais beau faire chuter l'héroïne sur les récifs incendiaires de son île,
cela ne servait à rien.

Les meurtrissures,
la poussière,
les brumes,
rien n'y faisait,
la valse revenait du fond de sa boîte...
le livre commençait à peine,
je l'avais étranglé d'ennui,
mais elle était restée là,
fabuleuse,
écorchée sur la toile acide de l'aurore...

By Lady Senea

Qu'importait Décembre...



Marta I



Ils sont tous là et implorent Marta.
Marta dans l'ombre,
Marta lumière,
Marta de poussière et de sang,
posée sur l'écrit,
violente
et résolue.

Peut être qu'elle se trouvait déjà loin dans cet appel désespéré,
peut être qu'à la nuit même elle était partie,
devenue l'écume de ses mots,
perdue dans sa pensée,
claire et insoumise...

Marta et sa propre chute
au pays des soleils
et des libertés.

Marta de larmes et de cris,
prostituée au hasard des mots...

Ephémère,
volatile Marta...
sans savoir pourquoi.

Dès le départ elle respirait l'agonie.
Une éternelle petite garce,
une fée tragique.
Elle,
elle aimait la fuite,
pire que cela
elle incarnait l'exil,
c'était elle la petite Clandestine,
l'orage irrésolu,
-c'était la mer toute entière-,
le torrent dévastateur.

Un corps blanc,
blême,
translucide,
une ombre de voiles,
cachée dans l'aube,
...le supplice de l'aurore...encore une fois...

Marta,
elle les a tous mis à terre par son silence,
par tous ces cris qu'ils ont jeté à travers la nuit,
comme une bouteille à la mer,
et auxquels elle n'a jamais porté écho.

On ignore même si elle a entendu cette clameur qui s'élevait de l'eau,
elle a juste préféré l'appel du désarroi
pour les laisser crever dans cet amour,
seuls,
séparés de l'univers
...des âmes qui épousent la poussière ...

By Lady Senea

mardi, septembre 23 2008

Et le Sushi d'Argile Automne 2008 est attribué à:



...Jean-Dominique,
pour son:
"monsieur le docteur en cardiologie depuis peu"


******

Après de nombreuses péripéties
toutes foutrement plus newtoniennes les unes que les autres
tu pourras enfin avoir ton tampon à ton nom...
Ca valait rudement le coup,
même si maintenant t'es tout recouvert
des poils de Doppler...

Felicitations,
on est tous fiers...

dimanche, septembre 21 2008

Black and white eyes



Sunburn



Ca a fait comme un clash hier soir,
suis revenue des années en arrière.
Les frissons ont martelé le bras,
la nuque,
puis le corps tout entier.
Dès les premières notes.
C'est stupide, il faut bien l'avouer.

Mais il y aura toujours un goût d'interdit
sur cette gamme insensée,
Il y aura toujours ce regret là,
inconsolable,
coincé entre les croches.

Des années que j'avais zappé tout ça.

C'est quand même étrange,
à quel point certaines choses,
qui s'étalaient comme les pièces maitresses de l'échiquier,
se retrouvent aujourd'hui défigurées,
morcelées dans le souvenir.
Elle se retranchent tranquillement en marge du quotidien,
et demeurent ainsi,
comme une terre en plein soleil,
la peau noire,
la plaie à vif;
comme une terre de soleil,
avec un ciel immense,
qui dégouline
contre un empire de sable,
et des dunes,
à perte de vue...

"And I'll hide from the world
Behind a broken frame
And I'll burn forever can't face the shame"


By Lady Senea

samedi, septembre 20 2008

La Bête Humaine - Zola



Pourtant, il s'efforçait de se calmer, il aurait voulu comprendre. Qu'avait-il donc de différent, lorsqu'il se comparait aux autres ? Là-bas, à Plassans, dans sa jeunesse, souvent déjà il s'était questionné. Sa mère, Gervaise, il est vrai, l'avait eu très jeune, à quinze ans et demi ; mais il n'arrivait que le second, elle entrait à peine dans sa quatorzième année, lorsqu'elle était accouchée du premier, Claude, et aucun de ses deux frères, ni Claude, ni Etienne, né plus tard, ne semblait souffrir d'une mère si enfant et d'un père gamin comme elle, ce beau Lantier, dont le mauvais cœur devait coûter à Gervaise tant de larmes. Peut-être aussi ses frères avaient-ils chacun son mal, qu'ils n'avouaient pas, l'aîné surtout qui se dévorait à vouloir être peintre, si rageusement, qu'on le disait à moitié fou de son génie. La famille n'était guère d'aplomb, beaucoup avaient une fêlure. Lui, à certaines heures, la sentait bien, cette fêlure héréditaire ; non pas qu'il fût d'une santé mauvaise, car l'appréhension et la honte de ces crises l'avaient seules maigri autrefois ; mais c'étaient, dans son être, de subites pertes d'équilibre, comme des cassures, des trous par lesquels son moi lui échappait, au milieu d'une sorte de grande fumée qui déformait tout. Il ne s'appartenait plus, il obéissait à ses muscles, à la bête enragée. Pourtant, il ne buvait pas, il se refusait même un petit verre d'eau-de-vie, ayant remarqué que la moindre goutte d'alcool le rendait fou. Et il en venait à penser qu'il payait pour les autres, les pères, les grands-pères, qui avaient bu, les générations d'ivrognes dont il était le sang gâté, un lent empoisonnement, une sauvagerie qui le ramenait avec les loups mangeurs de femmes, au fond des bois.

jeudi, septembre 18 2008

Quai des Brumes



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