mercredi, mars 11 2009

Et si je coUrs à l'eNvers de l'horizoN...



Y a presque plus rien dans ma tête,
rien que des images vides
et des moments ratés.

Même que tout ça,
ça pourrait aisément rentrer dans une petite boîte à chaussures,
si on force un peu...
Une petite boîte à cacher sous mon lit,
à enfouir sous une tonne de poussière...

Ca serait utile au moins ça,
que les choses soient bien à leur place,
bien rongées sur les bords...
...à la portée des rêves...

Y a plus que ce sang qui bouillonne dans ma tête,
comme si tout ça se mettait à hurler
d'un coup
et pour un rien.
Juste pour sortir du néant,
pour se trouver d'autres armes,
pour une fois,
qu'un putain de silence...

(article deux minutes chrono...elle est pas belle la vie ? ) -_-

By Lady Senea

mercredi, février 25 2009

Belle, je vous emporte...



"Le Scandale était à la Mesure de Dieu..."



ooooOOOOooooo

Lola Valérie Stein.
Tout se mélange ici.
J'ignore comment cela est venu à nous, mais elle et moi c'était pareil. C'est très vite devenue la même peur.

ooooOOOOooooo

J'ai commencé à peupler la ville entière d'elle, à poser son visage sur des milliers d'inconnues, à en remplir tout ces trains au départ. Elle était noyée à l'infini dans ces lieux d'attente. Et j'ai comblé la nuit de son ombre affolée, un vertige angoissant. J'ai rempli la terre entière de ce vide effrayant qu'elle trainait autour d'elle, à chaque pas. Son ravissement c'était une merveille, l'ivresse à l'echelle du monde. Et je me suis perdue auprès d'elle, comme Lol je me suis retrouvée séparée à tout jamais par ce texte. Et la nuit n'en finissait plus, une course lente, indécise, qui nous faisait suffocantes. C'était sur ce point là, absolument provocant que Lol et moi nous nous retrouvions, un jugement dernier, crépusculaire.

ooooOOOOooooo

Le livre ne sera sans doute jamais écrit, mais il reste là, inévitable, et il n'en peut plus de faire mal et d'éclipser la plaie, de la ramener à lui. Aujourd'hui je le sais: elle et moi c'était définitif, lui, Il ne serait plus qu'un détour insipide de l'écrit, une page annexée à l'ennui.
ooooOOOOooooo

Petite Lol. Très loin déjà, partout dans la nuit, éclatée dans le passage des autres, soufflée par tout les regards humains. Je me couche contre toi, et c'est contre ton corps fatigué que j'attends l'aurore, jusqu'à la limite éprouvée de cet amour. Petite Lol, maintenant je te comprends, va, je te ressemble, il reste du chemin jusqu'au lever du jour. La nuit est calme, profonde, dehors d'autres coeurs s'eveillent encore à l'abîme. Le livre est dejà à l'agonie. Va Lol, je reste contre toi, je suffoque entre tes lignes et j'expire à bout de souffle contre ta main.

ooooOOOOooooo

By Lady Senea

mardi, février 17 2009

C'est le dégel des Amants...




"L'ours i' fait partouze et comédie..."

ExilS



-Divine idylle,
à portée des étoiles...-


"Désormais plus rien ne me retient à elle...
Elle est vide,
morne,
et laide.

Une pluie de cendres amères sur le monde."

Mais le vide était pourtant terriblement plaisant...
A subir l'impossible,
blesséS dans cet amour indéfini,
sans armes,
sanS mots,
sans limites tracées,
une masse amorphe,
cruelle,
belle ...
cantonnée au présent.

jeudi, février 12 2009

About to begin...



" Wind's in the east, mist comin' in.
Like something is brewin' about to begin
Can't put me finger on what lies in store
But I feel what's to happen, all happened before."


mercredi, février 11 2009

Escapades



"Little Darling,
it's been a long, cold, lonely winter"


De ces mots qui ne sont là que pour blesser, abîmer, chavirer, écorcher le cœur,
le corps tout entier.

On ne déjoue pas l'écrit,
jamais,
on a beau essayer,
on n'y peut rien.
Ca reste là en travers de la gorge.

-Le chant du cygne.-
Comme si de rien n'était.
C'est absurde.
Mais on ne peut rien contre ça.
Jamais.

vendredi, février 6 2009

"Qu'à part moi même, personne..."





"Hey Johnny Jane
Te souviens-tu du film de Gainsbourg...
Je t'aime, Je t'aime, Je t'aime, Je t'aime, Je t'aime...
Je t'aime moi non plus... un joli thème"

Lettre Ouverte



"Je ne pensais pas qu'un texte pouvait faire la part des choses à ce point. Tout Balayer d'un trait .
Comme si chaque ligne devenait une nouvelle respiration, comme une morsure emerveillante au coeur de l'ennui, au creux des reins...
Aujourd'hui encore j'ignore à quel endroit précis s'est opérée la magie, à quelle mesure exacte le drame s'est porté sur mes lèvres.
Longtemps cette idée ne m'a pas quitté, comme une ronde absurde mais fascinante. Marta me plait, quelle idée.
Peut être parce que ce texte est sans aucun détour possible, un amour démodé, inévitable, au centre de cet album, de ce conte qui tourne en rond, qui n'en peut plus de se décomposer dans la nuit, de se retourner dans tous les sens...
Marta c'est la plaie ouverte du récit.
Les mots se comptent,
Se décomptent,
ils sont fragiles,
ils s'effacent,
ils éclatent en mille morceaux dans toutes mes insomnies
et laissent la place au rêve dans une épargne dérisoire, une pudeur incroyable.
Surement que cela vous importe peu, et qu'aujourd'hui elle s'est éloignée de vous,
Mais moi il me plait, que quelque part, il y ait eut cette Marta là,
que son histoire soit toujours un mystère éclatant, un naufrage absurde
et qu'elle hurle encore à bout de souffle sur toutes les pages du monde, que son cri s'évapore dans la nuit...

Elle se retranche dans une page impossible, défigurée en son nom;
un enfer posé sur le mot et qui survole le reste de l'album.
Voilà. Il m'était juste venu l'envie de vous dire à quel point cette histoire était belle,
Puisqu'elle reste dans l'inachevé...
J'imagine que vous n'aurez jamais le temps de lire ceci...mais j'avais juste le désir que ce soit là quelque part, jeté dans vos horizons, au hasard de vos nuits..."


By Lady Senea

[|http://www.deezer.com/listen-2251078|fr]

I Put A Spell On You



L'Alsacienne



part I (click)

"Vas-t'en mon enfant...
Vas t'en je t'en prie.

Il n'y a plus rien d'autre à faire,
tu le sais...

Vas t'en te dis-je.
Pas même de la boue...
non mon enfant,
tu n'es plus rien.

Qu'as tu donc fait?
Mon Dieu,
vas t'en, je t'en supplie...

Il va falloir oublier,
il va falloir mentir...
Tu ne comprends donc rien à rien...

Il va falloir cacher ce ventre,
ces seins...

Il va falloir s'en aller,
tu le sais ça aussi....

Mon enfant,
ne baisse pas les yeux.

Ce n'est pas la fureur de ton père qu'il te faut craindre...
Ce n'est pas le dégoût de ta mère...
Ca non plus...

Mon enfant, sois raisonnable,
pars,
pars et emporte ce ventre loin d'ici...
Il sont plus à craindre que tous ces soldats..."

Les heures passent.
On hurle.
On se tait.
On se jette sur elle...
On la gifle,
on l'insulte.

Soudain on ose,
du bout des lèvres,
on dit les mots...

"-Déshonneur-
-Désespoir-"

C'est vrai qu'on est au désespoir dans cette minuscule cuisine...

Elle,
elle n'entend rien
pas même les pleurs,
pas même les gémissements de sa mère...

Elle ne leur laisse rien...
-par habitude-.

"Déjà tout m'est étranger...
Il ne me reste plus rien de toi ."

L’enfant remue un peu,
on l'a réveillé...
C’est comme un soleil brûlant en plein ventre.

Voilà qu'elle comprend.
La vermine est a point.
Distillée dans le cœur des hommes...

By Lady Senea

mardi, décembre 16 2008

Les Pieds dans la Neige...



lundi, décembre 15 2008

All the lonely people...



Du silence à revendre...

Il en a fallut du temps,
des nuits entières
noyées de brumes...
pour se faire à l'idée,
à cette image,
-impossible-,
fanée bien avant l'heure.

Je suis allée trainer des pieds ailleurs.
En attendant que cela passe,
malgré l'espoir...

Le coeur noué,
les yeux bouffis,
il a fallut se rendre à l'évidence...

Tu l'avais dit,
que ça ne durerait qu'un temps,
que tout était déjà compté,
-tout ça tu me l'avais expliqué de long en large-....

Juste de passage,
juste une étoile filante,
rien de bien méchant...

Putain, tu manques...

mardi, novembre 25 2008

Nobody was really sure...



samedi, novembre 22 2008

"Then It's a Gift..."



Une odeur de cannelle à travers la pénombre,
à travers le silence déroutant de Novembre...

Et,
dans cette parenthèse insignifiante de l'histoire,
une armée de plumes d'oie,
contre tous les remparts de Varsovie.

*****

Le coeur est encore engourdi de frissons,
- se croit passe-muraille-,
quand juste là,
derrière les carreaux,
la neige peine à tomber sur les toits...

"Soudain je me souviens": ...

By Lady Senea

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