Haiti
samedi, septembre 26 2009
Haïti
Par Lady Senea le samedi, septembre 26 2009, 15:39 - While my guitar gently weeps
Haiti
mardi, septembre 8 2009
"Je me souviens de vous..."
Par Lady Senea le mardi, septembre 8 2009, 15:40 - Penny Lane

C'était au décours du Vice Consul je crois.
Pour y entendre quelque chose,
il faudrait se détacher de l'écrit même,
voir au-delà des jardins empuantis de Shalimar,
au-delà du crime.
-De l'insurrection.-
Il faudrait même oublier Vinh Long
et ses mangues talées.
Alors,
seulement là,
dans cette partie infime de l'histoire,
dans le delta boueux du Mékong,
on pourrait comprendre.
Voir à quel point le désir était déjà là,
maître du jeu,
présent en toute chose,
à chaque instant.
-Trois années entières sans pouvoir trahir Lola Valérie.-
La lecture était pure,
sans aucun détour,
à chaque fois intacte,
différente
-et libre-.
Longtemps je n'ai pu sortir de ces mots là,
de même pour ces voix.
De ces voix qui ont tout dit pour vous,
avant vous,
et contre vous.
D'abord il y a eut Brassens,
et cette histoire de gorille qui,
à quatre ans à peine,
me laissait déjà dans une totale indifférence.
Allez savoir pourquoi,
moi je préférais l'ingénue,
les filets à papillons,
et les histoires de pin parasol qui ne mènent nulle part.
Puis ce ciel,
cette patrie de Bruges,
gonflée de bière et de relans maritimes.
Frida remplaçait Margot,
et c'était tout naturel.
Il y avait les fils de novembre,
et le trop grand lit.
Et elle,
plantée là,
dans sa petite cantate,
celle du temps des amants,
de la bouche en coeur,
et des yeux de biche,
celle de Marienbad,
de Gottingen,
ou d'ailleurs...
Toujours il reste ces voix,
famillières,
épaisses comme les murs d'une maison,
infinies...
J'en connais encore chaque respiration,
chaque virgule,
chaque silence,
chaque destination.
lundi, septembre 7 2009
Alice By Chat
Par Lady Senea le lundi, septembre 7 2009, 22:41 - While my guitar gently weeps
Alice by Chat (clip)
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Par Lady Senea le lundi, septembre 7 2009, 18:30 - Martha My Dear

Exit ?
Pourquoi je suis morte
-encore une fois-
de ce soir là...?
Sans trêve et sans faste,
plantée là comme une conne,
''pile entre le boulevard du Non-sens
et celui de l'A-peu-près-n'importe-quoi".
Toute seule en bottines blanches avec mon petit parapluie tout troué...
Et pourquoi tout d'un coup,
c'est devenu la débâcle au cucul de l'univers
pour tous les gens qui se tenaient encore à peu près droit autour de nous?
Pourquoi les coeurs à l'amer,
l'étincelle et le vide entre les phalanges,
pourquoi les yeux revolvers et la rime arrogante.
Pourquoi le silence et les yeux de biches,
les mèches en accroche-faon
et leS sourires en attrape-connard...?
Pourquoi je m'égratigne toujours sans raison,
sans apostrophe,
et ce, sans aucun éclat...?
(Ou alors peut être que c'est dépassé tout ça
et que tout a rouillé sous la pluie
sans qu'on ne s'en rende tout à fait compte...
Après tout on fait jamais très attention à ce genre de choses...)
Liver-Poule
Par Lady Senea le lundi, septembre 7 2009, 18:20 - While my guitar gently weeps
Marie Laforet - Manchester et Liverpool
Des FoiS les Gens, c'eSt rieN que deS groSses conNasSes...
Par Lady Senea le lundi, septembre 7 2009, 18:13 - Martha My Dear
Y a plus de saisons,
plus de macaron pistache qui ne tienne ,
plus de tout nu dans la neige,
plus d'amour fou
de Five Years on my eyes,
ni de pluie d'été en toutes saisons...
Au lieu de ça,
c'est l'enfer c'est les autres et leurs dessous de bras,
c'est les lifting liftés,
le marécage aux mensonges,
les cœurs à la renverse
et le vertige à l'angle du mOnde...
Réveil-désespoir en pyjama de Reine...
Ah non ah ça madame de mon temps on parlait pas de ces choses là...
Mal aux pieds,
mal au cucul de l'univers entier,
mal au coeur,
j'ai des frissons,
du vague à l'âme,
et même plus de lait au frigo ...
-Cause my will is as strong as yours
and my kingdom is as great...-
Bordel,
il est où le rêve américain
elle est où la vie rêvée des anges dans tout ça?
Reste rien,
rien que de la poussière sous les pavés...
et putain il est où ce champ de fraises pour toujours?
mercredi, septembre 2 2009
Something like Love
Par Lady Senea le mercredi, septembre 2 2009, 22:59 - Strawberry fields forever
Le Bal des vampires - Alfred et Sarah dans son bain
mardi, septembre 1 2009
Du côté de Marienbad
Par Lady Senea le mardi, septembre 1 2009, 19:54 - Penny Lane

******
Le vent se lève,
j'ai le regard empli de cernes
-la mine défaite-
et le cœur en vrille.
Something's about to begin,
mais je sais -toujours- pas quoi,
-quelque chose de hissé aux délices du hasard-...
Regarde les ces deux là,
-naufragers du conte-
comme ils sont tristes à voir,
eux et leurs baisers défraîchis,
eux et leurs mots tendres tout délavés.
Il n'y a plus que cela qui les sépare,
cette fadeur -infranchissable- de l'ennui.
Deux corps à la dérive.
Tout est là depuis le début,
il n'y a qu'à regarder,
la regarder.
Elle, elle n'en sait encore rien.
Mais elle a déjà la pâleur indéniable de l'Higwhay 61...
L'enfer
Par Lady Senea le mardi, septembre 1 2009, 18:59 - Strawberry fields forever
samedi, juin 13 2009
Penelop-isation Nocturne du Propos
Par Lady Senea le samedi, juin 13 2009, 14:56 - Penny Lane

Un jour,
peut être,
il faudra écrire sur ce départ là,
obsédant.
La scène est dorénavant posée,
il n'y a plus qu'à attendre que tout se passe,
que tout s'orchestre lentement,
avec une précision presque odieuse.
Et il y aura ça,
désormais,
au milieu du conte,
entre eux deux...
Il y aura ça,
cette force engloutie,
évadée
-merveilleusement lointaine-.
Il s'en est fallut de peu pour gâcher tout ça,
tout bâcler,
sans s'en remettre au hasard.
Il s'en est fallut de peu,
sans quoi,
qui sait,
on aurait peut être manqué l'orage...
By Lady Senea
mardi, juin 2 2009
Jusqu'à rien en fait...
Par Lady Senea le mardi, juin 2 2009, 11:00 - Strawberry fields forever
vendredi, avril 10 2009
And it took me by Surprise...
Par Lady Senea le vendredi, avril 10 2009, 18:02 - Penny Lane

***Je ne reconnais rien de ce qui a pu être dit sur elle. L'écriture courante s'est très vite éloignée du sujet et elle lui est devenue terriblement extérieure. Elle n'a plus aucun rapport à l'image ni même au silence qui déterminait à lui seul le véritable intérêt du récit. La plaie était évidente, la trahison était déjà là, dans la forme première du texte.
***Je la préfèrerais perdue, mêlée d'ombres, sans limites possibles...Elle n'était pas faite pour s'exposer au monde, mais pourtant elle s'est retrouvée là, elle a habité ce lieu commun à tous les livres et elle s'est portée au devant du mot, elle s'est couchée sur le bord du chemin, comme un détail insoupçonné du paysage. Je la retrouve mélangée à la profondeur de l'azur, à l'immensité impardonnable de son désert, de ses ruines. Sanguine. Incontrôlable.
***Et elle danse inévitablement à l'envers du soleil, collée à sa rive absurde, et elle porte son corps dans les cendres du Pacifique, et s'engouffre au cœur des vagues. Déjà elle n'a plus de volonté propre, elle est seulement l'instrument de l'histoire, une héroïne indifférente, décolorée, usée à la lecture.
***Marta, amère, ingénue.***
***Et elle crie de douleur, comme elle crierait d'amour. Un cri évaporé dans la nuit. Elle non plus elle ne sera jamais entendue en retour, elle en a la certitude. Mais ça ne l'empêche pas d'hurler de toutes ses forces, pour que cela soit fait, écrit quelque part dans l'horizon, jeté dans le cours du temps.
***Le désir est déjà absent de tout. Il a été ôté depuis longtemps de cette masse, de l'enfer inhérent à cette terre éloignée du monde. Ce désir là marche en travers de l'histoire, il a son chemin à part entière dans l'enjeu du livre, hors d'elle, hors du conte.
Elle porte en son sein cette douleur inégale, absolue, qui la fait étrangère au reste de l'univers.
By Lady Senea
lundi, avril 6 2009
A Midsummer Night's Dream
Par Lady Senea le lundi, avril 6 2009, 22:35 - Strawberry fields forever
Ghinzu - Blow (Live At Ancienne Belgique)
Aveux
Par Lady Senea le lundi, avril 6 2009, 20:44 - Penny Lane

Amère,
j'avais voulu conjurer l'envie,
gommer cette dévotion à l'Autre,
cette fidélité absurde,
profane...
-l'idée était brisée,
hors jeu comme toujours ...-
-Tristes petites cendres de rien du tout.-
A s'abaisser aux rêves, à se laisser dévorer par le songe.
Atala,
nouvelle Alice dans ce gouffre interminable,
sans fond,
dans cette histoire sans limites tracées,
sans direction aucune ...
-Le saut de l'Ange,
une dernière fois,
engloutie dans le vertige écoeurant de l'aurore...-
mardi, mars 17 2009
Numb (tOo)
Par Lady Senea le mardi, mars 17 2009, 21:04 - Penny Lane
Je pourrais vous parler de la neige qui tombe,
Des flocons que j'essaie d'attraper sur mon nez
A travers la fenêtre...
Je voudrais vous dire que
Quand un vent glacé
Me caresse le cou
Je pense toujours à elle.
Je voudrais vous dire que j'aurais bien aimé y aller moi aussi,
Juste comme ça,
Pour voir,
Pour flâner un peu partout
Dans cette nuit là,
Jusqu'au matin,
Jusqu'à rien en fait...
Je pourrais vous dire qu'un jour,
Moi, j'irai là bas,
Que je la croiserai peut être,
Au hasard des souffles,
Que je la verrai,
Que je passerai contre elle,
Par puR hasard
Et tout ça
En silence
Sans un sourire,
Ce serait trop dommage.
Je pourrais vous dire qu'à cet instant là
Je me collerai à la buée des vitres
Pour mévanouir au coin d'une rue.
Je pourrais vous raconter l'enfance
Les journées entières passées dans les arbres
L'Ennui qui coulait déjà à flot
Dans les veines
Le ciel trop bleu,
trop grand,
trop ouvert sur le monde
Mais ça encore ça ne serait pas assez...
Ca ne serait qu'une petite poussière dans votre oeil
Ca ne serait qu'un miette insignifiante
Et je ne suis pas une miette...
By Lady Senea
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