
Je suis clouée au sol,
as usual.
-(je suis polyglotte de saison)-
Y a tout ce temps qui défile,
de l'autre côté de ma vitre mal lavée,
des nuages qui passent,
des marelles à la craie,
des cases éphémères sur l'asphalte.
Plus que Trois sauts pour tomber sur le Ciel,
de là, je sauve les apparences...
J'ai le coeur en plein Soleil,
et les talons bien sur Terre.
En fait,
rien.
Rien ne se passe.
J'ai l'impression de bousiller tout ce temps,
à attendre,
attendre n'importe quoi,
n'importe qui.
A attendre l'incendie.
A attendre que l'orage délave le macadam
de tout ses rêves qui servent à rien.
Parce que c'est un peu ça aussi:
j'en peux plus de rêver,
j'en peux plus d'attendre,
j'en peux plus de l'Ennui,
du Silence,
et des ronds dans l'Eau.
Je voudrais Tout,
tout et n'importe quoi,
tout et sans limites,
sans contre sens,
et sans retour de flamme.
J'ai envie d'être là
sur le canal Saint Martin,
j'ai envie de trainer les pieds jusqu'à Pantaglione,
de rentrer dans le grand chêne du parc sainte Marie
et d'y mourir un peu jusqu'à la nuit.
J'ai comme une envie d'ailleurs,
et de nuages sous les paupières.
Allez,
plus que trois sauts jusqu'à l'Azur,
trois claquements de talons jusqu'au Kansas,
Et je sauve les apparences...
By Lady Senea












