lundi, mars 8 2010

"A la vanille bien sûr..."

Style: "color"


"La salle de sport sur des machines, Faut s'essouffler faut s'entraîner, Jme ballade dans les grandes surfaces, J'ai pas assez mais faut payer, Je cours au gré des accessoires, Et des conneries illimitées, Jme ballade dans les grandes surfaces, J'ai pas assez mais faut payer, Je cours au gré des accessoires, Et des conneries illimitées..."

mardi, février 16 2010

Exespérances...

"You can be mean
And I
I'll drink all the time
Cause we're lovers."




A cette heure là du livre,
tout s'envole,
se dilate,
se brouille.

Les lignes s'enchevêtrent doucement dans la rengaine terrible du prévisible.
Il n'y a plus aucune maitrise possible.

La plaie est indiscutable,
désormaiS,
plus rien ne peut être raconté .

L'angoisse est odieuse,
elle est à en mourir
-névrosée-
contre l'idée.

By Lady Senea

jeudi, février 11 2010

A l'Est d'Eden

mardi, février 9 2010

-Peste Noire-



****** Le désert de ce livre n'existe pas,******
il n'existe pas et n'a jamais existé, l'histoire du livre ce n'était même pas l'abandon, ce n'était rien,
rien que le vide qui grandissait et qui prenait tout le monde à la gorge.

L'ennui c'était pareil.
Une mare,
écorchée,
conjuguée à l'imparfait encore et encore,
-toujours lamentablement laissée à l'exil-.


****** Des ruines de sang,******
qui s'étaient confondues dans la nuit, dans l'attente du récit.
Les ruines defigurent, elles ne servent qu'à briser l'envie, elles se perdent, se morfondent, s'exaltent dans cette douleur.


****** La robe de Marta,******
celle qui dansait au crépuscule, une robe diaphane, virginale, effacée par l'idée.Marta la flamme ingénue au milieu des corps. Elle n'a rien apporté de plus que ce qui existait déjà en ces lieux. La pensée était déjà là, informe, tangible sur les lèvres, le mot manquait, elle n'a fait que cela en somme, porter l'idée à la lumière du verbe, la faire naitre dans l'heure visible, Marta, un ange, une pluie salvatrice, abandonnée sur toute les pages du monde. Le conte était figé dans l'indicible, flanqué d'un purgatoire atroce.


****** Il s'est arrêté à cette robe.******
Tout est en haleine, l'univers entier est suspendu à sa valse. Le corps n'est rien dans cette lutte infecte contre l'ennui. Il se soumet au silence.

Le jour se lève, il ne reste rien,
qu'un vide assourdissant,
une force amusicale qui brûle au creux des reins,
s'enroule autour des hanches,
à en devenir fou,
l'altérité à s'en crever les yeux.
Une plaie ouverte, qui se vend au monde, à qui s'arrêterait, à qui la prendrait, l'emporterait loin d'ici, loin de tout ce mal, de toutes ces attentes invalides, surnuméraires.


****** Autour de l'étoile,******
il y a tout ce sang, cette averse obsédante de suie, charbonnée jusqu'à la pointe du coeur, d'une pureté aléatoire et confondue.



By Lady Senea

Oh Stella!

Si on me parle de Toi...



"He wore black and I wore white
He would always win the fight "


...Il ne me vient rien d'autre à l'esprit.
Rien que cette vague là,
immense,
amère,
stérile.

Dès le début il était déjà trop tard.

J'avais posé mes mains sur ce que je croyais solide,
hors de portée.

Mais l'écrit était bancal tu vois.

Alors
il a fallut se défaire de cette marée nauséeuse,
débordée.

Alors
il a fallut se contenter de détours dans l'indicible,
une mer morte de motS
qu'on a laissé au silence,
qu'on a osé dire ou pas.
Les petits fantômes choisiS de cet amour là .
Des petits pionS sans défense.

C'était déjà,
sans le savoir,
comme un élan vers l'exil.

By Lady Senea

lundi, janvier 18 2010

"Poil de Carotte, tu seras toujours seul...toujours."



Vingt ans après,
j'ai retrouvé ce film sur un petit bout de la toile.

Vingt ans après,
j'ai pleuré contre lui,
contre son reflet dans l'eau.
J'ai pleuré le naufrage de l'enfance,
la corde au cou
et le coeur noué,
...comme avant...


Peut être qu'aujourd'hui j'y vois quelque chose de tout à fait différent,
qu'au delà de la vermine familiale,
j'y entends maintenant l'amour malheureux du père de poil de carotte...
peut être qu'aujourd'hui je lui pardonne même...

Mais j'ai toujours cette envie furieuse de rejoindre le petit Lepic près de ruisseau,
une couronne de fleurs dans les cheveux,
pour un mariage enchanté...


Alors il m'arrive de repenser à eux,
je veux dire Poil de Carotte et Robert Lynen...
ils ont cette espièglerie déroutante,
cette grâce incroyable qui ne touche que l'enfance...
et que l'on regrette intensément après l'heure...

Deux martyres confondus
-sans le savoir vraiment-
sur le noir et blanc vertigineux de la pellicule ...

"Robert Lynen : En 1940, à 20 ans, il intègre un réseau de résistance. Il devient sous-lieutenant des Forces françaises dans le réseau "Alliance". Il effectue de nombreuses missions avant d’être arrêté par la Gestapo, le 7 février 1943. Torturé, il est déporté en Allemagne. Après plusieurs mois de détention et deux tentatives d'évasion, il est condamné à mort par un tribunal militaire et fusillé le 1er avril 1944. Il avait 23 ans. Enterré dans une fosse commune, son corps sera seulement rapatrié en France en1947 et repose dans le carré militaire de Gentilly."

"...Strength in what remains behind."


"Splendor in the Grass" (1961)

vendredi, janvier 15 2010

Can't you see? I'm a f*** High Voltage Queen...



"Y a des moments où on s'abîme
Où le hasard nous assassine
Y a des moments où ça fait mal...là"

Je sais bien que je suis pas facile à suivre tous les jours,
je sais bien qu'à force, ça doit être décourageant,
de rester à sa place,
de rester là, à se taire,
à essayer de comprendre,
à faire le funambule sur ces montagnes russes,
sans que rien ne se passe pour autant à l'horizon.

Je ne suis pas aveugle.
Je me souviens vaguement de cet endroit là,
de là où l'équilibre se prend au jeu,
là où ça s'écorche d'un cran à chaque fois,
là où ça s'évapore avec l'ennui,
tu sais,
cet endroit où l'on pouvait attendre des heures,
où l'on aimait bien patienter un peu avant les étoiles...
c'était comme un ciel retrouvé,
il y avait les sourires,
le coeur qui battait fort, très fort parfois, et sans raison aucune,
et il y avait cette loi du sang,
et comme un goût salé dans la terre,
le goût des pluies d'été en toutes saisons,
et celui de l'orage sur nos lèvres aussi...

Mais je connais également les limites de ma bulle,
je ne suis pas si inconsciente que ça tu vois ...
Et ça aussi je le sais,
je sais qu'aujourd'hui il y a beaucoup trop de phrases en cours de route,
de mots qui se font l'échappée belle,
et que nous, on est restés plantés là,
des kilomètres en arrière,
par simple oubli.

By Lady Senea

mercredi, novembre 18 2009

Oh Joséphine...



Des mots d'amour,

Du chocolat,
Quelques benzodiazépines,
et vous me remettrez un peu de Fool on the Hill,
tant qu'on y est...

***

Manchester et Liverpool,
tout ça c'est décidément bien trop loin.

J'aurais bien aimé
me balader de temps à autre,
au hasard de ces rues escarpées
qui font le charme défraîchi du Foie-Bassin...
Moi aussi j'aurai bien aimé vivre à Foie-Bassin .
(Je VOST pour Simo et tous ceux qui n'auraient pas encore compris... )

Bref,
moi aussi j'aurais bien aimé vivre à Foie-Bassin au début des sixties,
et aller, de temps en temps, à la caverne et me mettre des pintes avec quelques autochtones chevelus du coin,
(ceux qui parlent très fort avec l'accent du ferry,
qui ont des étoiles plein les yeux
et une haleine éthylique de vieux poney malade),
tout ça entre deux tranches de saindoux aux anchois...

Mais moi tu vois,
j'ai jamais vu Liverpool,
j'ai même pas vu Manchester, pas même Honfleur, ni Amsterdam, Nantes, ou Göttingen...
pas même un chemin de traverse,
pas un seul petit bout de chanson populaire...

 A croire que je suis cantonnée aux détours bardés de noms ridicules ,
aux villes anonymes emplies de réverbères glacés,
de verglas-vlan-dans-tes-dents
et de givre sous la paupière...

 J'aurais aimé tu vois,
quelque chose de plus,
quelque chose à croquer,
quelque chose de plus délicieux que tous ces morceaux d'ici...
 
Oh j'ai pas la prétention d'un Foie-Bassin,
on n'a pas tous la distance résignée pour vivre à foie-bassin,
m'enfin parfois,
j'aurai bien aimé un peu d'ailleurs...

samedi, septembre 26 2009

L'Illusionniste II



Il a le regard vague.
Toujours.
Et en tous lieux.

Un costume gris,
des rayures blanches.
Pas un seul faux pli.
Et un de ces chapeaux à la mode.
Un truc à la Clyde Barrow.

Il a même un carré de mouchoir blanc
brodé à la pointe du coeur.
Droit dans la poche.

Toujours il pense à lui.
A ce père.
L' inconnu.

-Cette image,
Unique entre toutes,
c'est comme un trésor
dans le vacarme de la ville...-

La seule chose ayant survécu aux portes de l'enfance.


Une photographie
aux reflets jaunis.

*
1917.
C'était l'automne.
Le sol était déjà glacé en pleine Russie.

Alors on l'a enterré là,
lui et quelques autres.
A fleur de terre.

Même avec toute la volonté du monde,
on n'aurait pas pu creuser plus...

Alors on l'a enterré là,
on a remué un peu la terre,
on a planté le Christ juste au dessus,
un petite prière à l'abri des tirs croisés,
pas même un nom,
juste une photographie.

Et lui,
des années après,
il ne lui reste que ça
de cette épave de père.

Toujours et en tous lieux.
Il garde ce regard vague.

Et, collé coeur contre coeur,
il traine ça partout où il va,
cette poignée de terre du bout du monde,
d'une autre époque...
Bien à l'abri des balles.

By Lady Senea

Haïti


Haiti

mardi, septembre 8 2009

"Je me souviens de vous..."



C'était au décours du Vice Consul je crois.

Pour y entendre quelque chose,
il faudrait se détacher de l'écrit même,
voir au-delà des jardins empuantis de Shalimar,
au-delà du crime.
-De l'insurrection.-
Il faudrait même oublier Vinh Long
et ses mangues talées.

Alors,
seulement là,
dans cette partie infime de l'histoire,
dans le delta boueux du Mékong,
on pourrait comprendre.

Voir à quel point le désir était déjà là,
maître du jeu,
présent en toute chose,
à chaque instant.

-Trois années entières sans pouvoir trahir Lola Valérie.-

La lecture était pure,
sans aucun détour,
à chaque fois intacte,
différente
-et libre-.

Longtemps je n'ai pu sortir de ces mots là,
de même pour ces voix.
De ces voix qui ont tout dit pour vous,
avant vous,
et contre vous.

D'abord il y a eut Brassens,
et cette histoire de gorille qui,
à quatre ans à peine,
me laissait déjà dans une totale indifférence.
Allez savoir pourquoi,
moi je préférais l'ingénue,
les filets à papillons,
et les histoires de pin parasol qui ne mènent nulle part.

Puis ce ciel,
cette patrie de Bruges,
gonflée de bière et de relans maritimes.
Frida remplaçait Margot,
et c'était tout naturel.
Il y avait les fils de novembre,
et le trop grand lit.

Et elle,
plantée là,
dans sa petite cantate,
celle du temps des amants,
de la bouche en coeur,
et des yeux de biche,
celle de Marienbad,
de Gottingen,
ou d'ailleurs...

Toujours il reste ces voix,
famillières,
épaisses comme les murs d'une maison,
infinies...

J'en connais encore chaque respiration,
chaque virgule,
chaque silence,
chaque destination.

lundi, septembre 7 2009

Alice By Chat


Alice by Chat (clip)

Copier-Coller

smoking.jpg
Exit ?

Pourquoi je suis morte
-encore une fois-
de ce soir ...?

Sans trêve et sans faste,
plantée là comme une conne,
''pile entre le boulevard du Non-sens
et celui de l'A-peu-près-n'importe-quoi".
Toute seule en bottines blanches avec mon petit parapluie tout troué...

Et pourquoi tout d'un coup,
c'est devenu la débâcle au cucul de l'univers
pour tous les gens qui se tenaient encore à peu près droit autour de nous?

Pourquoi les coeurs à l'amer,
l'étincelle et le vide entre les phalanges,
pourquoi les yeux revolvers et la rime arrogante.
Pourquoi le silence et les yeux de biches,
les mèches en accroche-faon
et leS sourires en attrape-connard...?

Pourquoi je m'égratigne toujours sans raison,
sans apostrophe,
et ce, sans aucun éclat...?

(Ou alors peut être que c'est dépassé tout ça
et que tout a rouillé sous la pluie
sans qu'on ne s'en rende tout à fait compte...
Après tout on fait jamais très attention à ce genre de choses...)

- page 1 de 20